Internet, quelle saloperie pour gamins dépressifs

(Publié sur Sens Critique)

Il y a les bons films, il y a les mauvais films, et il y a Chatroom.
On pourrait critiquer le film sur son scénario incohérent et sa mise en scène parfois hasardeuse, mais en fait ce film est bien pire : c’est le premier film “Nadine-Morano compliant”.

Dans les yeux du scénariste, Internet est un endroit bourré de pédophiles et d’êtres malsains, où de jeunes ados paumés, mal dans leur peau et vraiment très bêtes viennent pour se faire des amis virtuels en écoutant de la musique de back-room sado-maso, car ils sont incapables de communiquer avec le monde réel.

Ce film ne cherche pas la subtilité, le méchant, artiste maudit, ne s’entend pas avec sa mère, a fait plusieurs tentatives de suicide et veut donc s’amuser à pousser un gamin dépressif au suicide. Il est tellement méchant qu’il regarde un gamin se faire passer à tabac par une bande de voyous, alors que des ailes de démon lui poussent dans le dos par effet d’optique. Son deuxième hobby ? Faire semblant de s’ouvrir les veines en regardant des vidéos de jeunes en train de se suicider. Oui, c’est un être torturé.

Le souffre-douleur dépressif passe son temps à prendre des poses d’autiste pour montrer que le monde est trop cruel, et va rester des heures à contempler un Chan IRC complètement vide en demandant « Y a quelqu’un ? ». Il prend des cachetons depuis que son papa a quitté sa maman (on a eu peur, la scène laissait penser qu’il en profiterait pour violer son fils, mais heureusement ça se passe dans la vraie vie, pas sur Internet). Il finira par se laisser convaincre de se donner la mort par un espèce d’Oracle qui fait ça pour le lulz.

Ce film est pire que nul. C’est un dangereux film de propagande, s’attardant sur les pires aspects d’Internet en gommant consciencieusement tout le bien que peut apporter ce moyen de communication. Ce film n’est qu’une grossière publicité de 1h30 pour Net Écoute.

2/10

Encore une rupture difficile :D (NYTimes)